
Cette petite infographie, extraite de mon livre « Manuel clinique des inductions directes », offre – en un coup d’oeil – un résumé ludique et simplifié sur la dynamique des inductions directes.
Comme on peut le voir, certaines étapes sont communes à toutes les différentes techniques d’induction, qu’elles soient progressives, rapides ou instantanées. En effet, dans tous les cas, le préalable essentiel consiste en l’établissement d’une alliance thérapeutique forte. Plus l’approche est directe et plus il est important de créer un solide rapport (phase 1), empreint de confiance, de sécurité et de motivation.
Par la suite, une phase plus ou moins marquée d’approfondissement (phase 4) est toujours utile pour stabiliser et potentialiser le changement d’état de conscience. Celui-ci peut être réalisé par différents procédés : par comptage, par fractionnement, par métaphore, etc…
On peut ensuite considérer que le sujet se retrouve alors dans un état optimisé de disponibilité et de suggestibilité, autorisant plus spécifiquement le travail hypnotique (phase 5). Vous utilisez alors des suggestions thérapeutiques ciblant l’objectif déterminé en début de séance.
À l’issue de ce travail, qui idéalement a pour objet d’aboutir à l’appropriation des suggestions par le sujet, à leur intégration, il est indispensable de procéder à une réassociation rigoureuse (phase 6).
Ce qui est intéressant ici, c’est de voir comment comment on peut distinguer les phases clésd’absorption (phase 2) et de dissociation (phase 3), propres aux inductions directes.
Dans les inductions rapides, vous allez créer une boucle idéodynamique, en focalisant l’attention sur un mouvement ou une sensation, en ratifiant le changement en cours et en le reliant à une nouvelle suggestion. L’empilement rapide de boucles ratifiant de proche en proche un fonctionnement automatique crée une spirale qui développe la dissociation de manière rapide (j’écrirais plus tard un article sur les boucles et les spirales, avec des exemples ;)).
Dans les inductions instantanées, vous créez d’abord une ou plusieurs séquences automatiques, qui ont pour avantage de susciter un fonctionnement inconscient et de fixer l’attention de manière répétitive. Puis vous interrompez sans prévenir ce flux, de manière à créer une sorte de vide neuronal, au sein duquel une suggestion directe permet de créer une dissociation instantanée.
Avec ce schéma en tête, vous pouvez garder une trame efficace au cours de votre séance, tout en restant disponible pour vous adapter en permanence aux réactions de votre sujet, de manière flexible.
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